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lundi 12 avril 2010

La 6ème photo

Me voici taguée par Mathilde qui me demande de remonter à la Genèse de ce blog et de montrer la 6ème photo... J'ai donc plongé dans les archives de 2007 et la 6ème photo se trouve être celle de mon tout premier essai de broderie traditionnelle :




Je fais à mon tour appel à 10 blogs amis, et les invite à faire remonter à la surface leur 6ème photo :

 


Bon retour dans le temps !

dimanche 20 décembre 2009

Un cadeau bien mystérieux...

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Il y a quelques temps, Catherine posait une question sur son blog : "qu'est-ce que c'est" ? J'ai séché lamentablement (et je n'étais pas la seule !).



Mais voilà qu'il y a quelques jours, je recevais la "chose" dans ma boîte aux lettres...

Et là, tout s'est éclairé :


Il m'a fallu un petit délai pour faire des photos dignes de ce nom compte tenu de la météo neigeuse, et j'ai bravé les -13 degrés de ce matin pour profiter d'un rayon de soleil propice à une photo un peu plus lumineuse.



Merci Fée Catherine ! ;) Ce ravissant petit nécessaire de couture/broderie "à mes couleurs" me ravit...


lundi 30 novembre 2009

Needle Magazine

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A signaler aujourd'hui la naissance d'un tout nouveau magazine online :


Cliquer sur l'image pour accéder au magazine.

En anglais, beaucoup d'articles intéressants sur la broderie d'hier et d'aujourd'hui, des artistes textile à découvrir, quelques petits projets à réaliser, un tour d'horizon international de la broderie... bref, un premier numéro riche en informations.

Longue vie et plein succès à cette nouvelle publication !
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lundi 5 octobre 2009

Kreativ Blogger et... Voltaire

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Chantal m'a décerné un Kreativ Blogger Award ! Je la remercie beaucoup pour cette distinction, et m'en vais donc vous dévoiler, selon la règle, 7 petites confidences me concernant...



  • J'aime le silence.
  • J'aime le parfum du chèvrefeuille, et celui du tilleul en fleurs.
  • Je n'aime pas le béton ni les constructions modernes.
  • J'aime la simplicité, mais j'ai le goût du détail, de la minutie et du travail bien fait.
  • Je me lève tous les jours ouvrables avant 5 heures du matin.
  • Je n'aime pas qu'on coupe les arbres.
  • Je peux me passer de télévision, mais difficilement d'internet.

Les 7 blogs que je retiens à mon tour pour leur créativité sont :


Bien difficile toutefois de n'en citer que 7...

Et maintenant, sans transition car elle serait difficile, je vous emmène flâner dans le parc du château de Monsieur de Voltaire, à Ferney-Voltaire...








mardi 29 septembre 2009

Bannière aux oiseaux

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Il est temps de dire au revoir à mes oiseaux brodés qui m'ont occupée pendant plusieurs mois, ils vont être offerts bientôt...


La question m'ayant souvent été posée, je rappelle qu'il s'agit d'un modèle "Aux 4 Points du Monde", brodé ici sur une toile 16 fils.



Avant de terminer, voici deux faire-part de naissance :


"Tout sur la broderie", un annuaire créé par Coeur de Freesia. Comme son nom l'indique, il se propose de rassembler un maximum d'informations sur la broderie.



De son côté, Chantal, La Broudairis provençale, a créé Broderie Infinie, dans le but de partager son savoir et son savoir-faire en matière de broderie. Le site est tout neuf mais on y trouve déjà d'intéressants articles et bientôt une boutique artisanale.


Je vous souhaite d'agréables moments à visiter les sites de ces deux passionnées de broderie, tous mes voeux de succès et de longue vie accompagnent ces deux nouveaux-nés !
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mercredi 19 août 2009

Monologue

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Mais, Madame, ma femme vous savez elle a la peau très blanche, comme l'albâtre, blancheur céleste des bustes antiques.
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Ses lèvres sont pourpre très intense, vous savez comme le pétale éclatant de la rose de nos jardins.
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Ses cheveux dorés sont désordonnés, vous savez comme les blés quand ils quittent la plaine, lassés des chaleurs de l'été...
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Son regard a des lueurs changeantes, très pénétrant, vous savez Madame, presque gênant avec des reflets d'un autre temps.
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Et ses parents ? Ah oui, ses parents sont la mer et le vent, elle en a gardé le souffle élégant, mais aussi l'humeur des géants.
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Et son nom ? Vous savez Madame, je ne sais pas bien, peut-être un nom très ancien ?
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Vous savez Madame, on s'est rencontrés par hasard un jour que je me promenais de l'autre côté de mes illusions.
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J'ai ressenti comme une grande caresse, vous savez très enveloppante : maternelle ? Je ne sais pas, ma mère ne m'a jamais caressé, enfin je ne m'en souviens pas.
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Vous savez Madame, elle ne parle jamais; elle ne fait que me regarder, comme si j'étais important, enfin je veux dire comme si c'était important que "je sois", une fois, simplement.
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Et sa maison ? Vous savez je n'en connais que le chemin, il serpente dans mes rêves à l'orée de mes nuits, jamais il ne mène au-delà de l'aurore.
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Je ne peux la rejoindre qu'à l'obscurité quand mon corps s'est assoupi de ses obscurs instincts et quand mon âme assagie s'est affranchie de ses inutiles tourments.
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Et vous l'aimez ? Ah ! Madame je ne sais pas ce que veut dire "aimer", vous savez je n'ai pas appris et pourtant je passe des heures à la regarder.
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Alors vous savez Madame tout en moi s'ordonne, se calme et je deviens léger et indiscret comme la brise parfumée des soirs d'été.
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Cette Femme, Madame, vous savez... mais je vous ennuie ? Vous m'aviez simplement demandé : "... votre femme ?, Monsieur... ". Excusez-moi Madame, mais ma femme elle est morte, je crois, il y a... très longtemps.
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Roger Cros


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lundi 22 juin 2009

Trois petits bonheurs

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Si Amélie Poulain aime briser la croûte d'une crème brûlée avec le dos d'une petite cuillère, faire des ricochets sur le Canal St Martin et plonger la main dans un sac de grain, nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n'appartiennent qu'à nous et qui nous mettent du baume au cœur... Quels sont comme Amélie, les trois petits bonheurs qui vous mettent du baume au coeur ?...
(Taguer ensuite cinq personnes, en indiquant celle qui vous a envoyé ce tag ...)


Cécile me propose ce tag sur son blog, et comme j'apprécie les petits bonheurs simples du quotidien, je me plie volontiers au jeu... En voici donc trois parmi quelques autres :

  • Sentir le parfum du tilleul dans le jardin par un beau jour d'été, et écouter le bourdonnement de ses centaines d'abeilles

  • Nourrir le petit chat affamé venu d'on ne sait où et le regarder manger

  • Contempler la neige qui tombe, bien au chaud dans la maison

Je fais suivre à Catherine, Marie, Coeur de Freesia, Helena, Annick


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Lisa a eu la gentillesse de décerner un Award à mon blog, merci beaucoup pour cette distinction !



Je devrais en décerner un à mon tour à 6 blogs que j'apprécie, mais comme j'en aurais beaucoup plus à citer, je vous laisse le soin d'en visiter 6 dans la rubrique de mes blogs préférés, et de les considérer comme mes lauréats du jour.

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Pour terminer, voici pour vous la rose 'Abraham Darby' complètement éclose et dans la plénitude de sa beauté



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mercredi 1 avril 2009

Un blog à l'honneur

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Voici un moment que j'ai envie de mettre à l'honneur un blog que j'apprécie particulièrement et que j'ai toujours grand plaisir à visiter, et surtout une brodeuse qui ne cesse de me surprendre par la variété de ses techniques et l'étendue de son talent, il s'agit de

Marcelle et de ses "Broderies et autres Frivolités".

Hardanger, boutis, trapunto, broderie blanche, broderie de Schwalm, Richelieu, frivolité, broderie ajourée, point de croix, broderie suisse, crochet d'art, broderie au ruban, tout ce qu'elle fait est magnifique et apparemment rien n'a de secret pour elle !

Un tout petit aperçu de ses réalisations, parmi bien d'autres :













N'hésitez pas à parcourir son blog et ses albums, vous irez de découverte en découverte, et trouverez même des tutoriels...

Merci à toi Marcelle, tes réalisations m'enchantent...


***

Hier, L'Aiguille au Fil du Temps a reçu une récompense décernée par Adriana, qui fait de très belles dentelles comme vous pourrez le constater en visitant son blog



Il m'est trop difficile de sélectionner des blogs dans ma liste de liens ou dans mes abonnés fidèles car je les apprécie tous beaucoup, donc je vous laisse le soin d'en visiter quelques uns et de leur laisser un petit commentaire, ce seront mes lauréats et ils seront libres de faire suivre cette petite récompense s'ils en ont l'envie.

Merci beaucoup Adriana pour avoir pensé à mon blog, j'en suis touchée.
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mardi 24 mars 2009

Le sanctuaire

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Voici une broderie réalisée il y a quelques années, mais qui reste une de mes préférées, The Sanctuary de The Drawn Thread.

Ma première broderie en fils de soie, à l'époque je n'avais pas osé me lancer dans l'exécution des jours qui bordent l'ouvrage. Ma première broderie avec des points spéciaux aussi.

J'ai changé le texte pour un extrait du poème "L'Eglise" de Victor Hugo, en entier ci-dessous.



Ce sanctuaire restera pour moi toujours lié au souvenir d'une jeune femme brodeuse qui nous a quittés alors que nous brodions ce modèle ensemble, ces jardins sont un peu les siens...

Victor Hugo, Les Chansons des rues et des bois
L’Église

I

J'errais. Que de charmantes choses !
Il avait plu ; j'étais crotté ;
Mais puisque j'ai vu tant de roses,
Je dois dire la vérité.

J'arrivai tout près d'une église,
De la verte église au bon Dieu,
Où qui voyage sans valise
Écoute chanter l'oiseau bleu.

C'était l'église en fleurs, bâtie
Sans pierre, au fond du bois mouvant,
Par l'aubépine et par l'ortie
Avec des feuilles et du vent.

Le porche était fait de deux branches,
D'une broussaille et d'un buisson ;
La voussure, toute en pervenches,
Était signée : Avril, maçon.

Dans cette vive architecture,
Ravissante aux yeux attendris,
On sentait l'art de la nature ;
On comprenait que la perdrix,

Que l'alouette et que la grive
Avaient donné de bons avis
Sur la courbure de l'ogive,
Et que Dieu les avait suivis.

Une haute rose trémière
Dressait sur le toit de chardons
Ses cloches pleines de lumière
Où carillonnaient les bourdons.

Cette flèche gardait l'entrée ;
Derrière on voyait s'ébaucher
Une digitale pourprée,
Le clocheton près du clocher.

Seul sous une pierre, un cloporte
Songeait, comme Jean à Pathmos ;
Un lys s'ouvrait près de la porte
Et tenait les fonts baptismaux.

Au centre où la mousse s'amasse,
L'autel, un caillou, rayonnait,
Lamé d'argent par la limace
Et brodé d'or par le genêt.

Un escalier de fleurs ouvertes,
Tordu dans le style saxon,
Copiait ses spirales vertes
Sur le dos d'un colimaçon.

Un cytise en pleine révolte,
Troublant l'ordre, étouffant l'écho,
Encombrait toute l'archivolte
D'un grand falbala rococo.

En regardant par la croisée,
Ô joie ! on sentait là quelqu'un.
L'eau bénite était en rosée,
Et l'encens était en parfum.

Les rayons à leur arrivée,
Et les gais zéphirs querelleurs,
Allaient de travée en travée
Baiser le front penché des fleurs.

Toute la nef, d'aube baignée,
Palpitait d'extase et d'émoi.
Ami, me dit une araignée,
La grande rosace est de moi.

II

Tout était d'accord dans les plaines,
Tout était d'accord dans les bois
Avec la douceur des haleines,
Avec le mystère des voix.

Tout aimait ; tout faisait la paire.
L'arbre à la fleur disait : Nini ;
Le mouton disait : Notre Père,
Que votre sainfoin soit béni !

Les abeilles dans l'anémone
Mendiaient, essaim diligent ;
Le printemps leur faisait l'aumône
Dans une corbeille d'argent.

Et l'on mariait dans l'église,
Sous le myrte et le haricot,
Un oeillet nommé Cydalise
Avec un chou nommé Jacquot.

Un bon vieux pommier solitaire
Semait ses fleurs, tout triomphant,
Et j'aimais, dans ce frais mystère,
Cette gaieté de vieil enfant.

Au lutrin chantaient, couple allègre,
Pour des auditeurs point ingrats,
Le cricri, ce poète maigre,
Et l'ortolan, ce chantre gras.

Un vif pierrot, de tige en tige,
Sautait là, comme en son jardin ;
Je suivais des yeux la voltige
Qu'exécutait ce baladin,

Ainsi qu'aux temps où Notre-Dame,
Pour célébrer n'importe qui,
Faisait sur ses tours, comme une âme,
Envoler madame Saqui.

Un beau papillon dans sa chape
Officiait superbement.
Une rose riait sous cape
Avec un frelon son amant.

Et, du fond des molles cellules,
Les jardinières, les fourmis,
Les frémissantes libellules,
Les demoiselles, chastes miss,

Les mouches aux ailes de crêpes
Admiraient près de sa Phryné
Ce frelon, officier des guêpes,
Coiffé d'un képi galonné.

Cachés par une primevère,
Une caille, un merle siffleur,
Buvaient tous deux au même verre
Dans une belladone en fleur.

Pensif, j'observais en silence,
Car un coeur n'a jamais aimé
Sans remarquer la ressemblance
De l'amour et du mois de mai.

III

Les clochettes sonnaient la messe.
Tout ce petit temple béni
Faisait à l'âme une promesse
Que garantissait l'infini.

J'entendais, en strophes discrètes,
Monter, sous un frais corridor,
Le Te Deum des pâquerettes,
Et l'hosanna des boutons d'or.

Les mille feuilles que l'air froisse
Formaient le mur tremblant et doux.
Et je reconnus ma paroisse ;
Et j'y vis mon rêve à genoux.

J'y vis près de l'autel, derrière
Les résédas et les jasmins,
Les songes faisant leur prière,
L'espérance joignant les mains.

J'y vis mes bonheurs éphémères,
Les blancs spectres de mes beaux jours,
Parmi les oiseaux mes chimères,
Parmi les roses mes amours.

IV

Un grand houx, de forme incivile,
Du haut de sa fauve beauté,
Regardait mon habit de ville ;
Il était fleuri, moi crotté ;

J'étais crotté jusqu'à l'échine.
Le houx ressemblait au chardon
Que fait brouter l'ânier de Chine
À son âne de céladon.

Un bon crapaud faisait la lippe
Près d'un champignon malfaisant.
La chaire était une tulipe
Qu'illuminait un ver luisant.

Au seuil priait cette grisette
À l'air doucement fanfaron,
Qu'à Paris on nomme Lisette,
Qu'aux champs on nomme Liseron.

Un grimpereau, cherchant à boire,
Vit un arum, parmi le thym,
Qui dans sa feuille, blanc ciboire,
Cachait la perle du matin ;

Son bec, dans cette vasque ronde,
Prit la goutte d'eau qui brilla ;
La plus belle feuille du monde
Ne peut donner que ce qu'elle a.

Les chenilles peuplaient les ombres ;
L'enfant de choeur Coquelicot
Regardait ces fileuses sombres
Faire dans un coin leur tricot.

Les joncs, que coudoyait sans morgue
La violette, humble prélat,
Attendaient, pour jouer de l'orgue,
Qu'un bouc ou qu'un moine bêlât.

Au fond s'ouvrait une chapelle
Qu'on évitait avec horreur ;
C'est là qu'habite avec sa pelle
Le noir scarabée enterreur.

Mon pas troubla l'église fée ;
Je m'aperçus qu'on m'écoutait.
L'églantine dit : C'est Orphée.
La ronce dit : C'est Colletet


lundi 4 février 2008

Une récompense !

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A ma grande surprise, l'Atelier d'E.M.A m'a décerné un Award ! J'en suis flattée, merci Elisabeth, je ne te cite donc pas sur ma liste bien que tu en fasses bien sûr partie, avec tes magnifiques broderies de monogrammes.


A mon tour, voici 10 blogs parmi mes incontournables (en fait il y en a 12, mais je n'ai envie d'en retrancher aucun, au contraire j'aimerais en citer encore bien plus, tous ceux qui sont dans ma liste de liens, menu à gauche)

Par ordre alphabétique :

mercredi 12 décembre 2007

Quelques blogs à admirer...

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Complètement absorbée par différentes broderies que j'essaie de mener de front, cela ne m'empêche pas de visiter mes blogs préférés, où je découvre souvent avec émerveillement de vraies oeuvres d'art textile.

Les images qui illustrent cet article ne sont pas issues des blogs cités, mais de ma propre collection de cartes postales anciennes sur le thème de la broderie, des travaux d'aiguille en général, et surtout des brodeurs et des brodeuses au fil du temps, collection qui a donné son nom à ce blog.

Pour commencer, un article tout récent où l'on peut admirer de sublimes dentelles, ici, sur le blog de Craft Corner.




De très belles choses à voir également sur un blog ami, celui de RoséeMimie, où nous découvrons d'abord la rentrée des dentellières, puis un hommage rendu à sa talentueuse amie Jacqueline, toujours sur le thème de la dentelle, ensuite une très belle broderie hardanger, et enfin LA merveille qui m'a fait découvrir son blog, une robe de mariée qu'elle a brodée à la main !



Pour terminer cette balade de blog en blog, je n'oublie pas Sylvie, qui, entre bien d'autres talents, manie les fuseaux avec bonheur.


Tous ces blogs sont bien sûr à explorer, car ils recèlent bien d'autres trésors...



J'espère que comme moi vous appréciez ces ouvrages qui demandent tant de patience, de minutie et d'amour... et rendent la vie plus belle !



Je vous souhaite d'agréables moments de rêve, dans le passé, et surtout dans le présent...

jeudi 12 juillet 2007

To the best beloved

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Olga, le soleil baisse et le soir nous incline

A gravir côte à côte , et pensifs, la colline.
L'automne a fait lever, décor de la saison,
Du souvenir en nous l'étrange floraison,
Humain froment pétri d'ivraie, humble mélange :
La gangue et l'or, l'arbre et le ver, la bête et l'ange.
La meule est déjà prête et veut notre moisson.
Nous avons, étourdis par l'épaisse boisson,
Aux périls de la chair aventuré notre âme :
Ranimons, attentifs, en nos cendres la flamme,
Brûlons d'un feu plus pur, aux fêtes de l'esprit
Convions un amour que les ans ont mûri.
Je suis le triste lot devenu ton partage,
Tes pleurs secrets, ta vaine attente et ton courage,
Tes goûts sacrifiés et tes obscurs labeurs,
Ta chambre sans parfums et ton jardin sans fleurs.
Je te vis replier, sous des souffles hostiles,
Sur tes espoirs déçus des ailes inutiles.
Aveugle, j'ai laissé s'embrumer ton destin,
Ingrat, je ne t'ai pas fait place à mon festin.
J'ai laissé ton pied nu s'écorcher à l'épine,
Tes doigts saigner, comme ton coeur, à l'églantine
Pour le commun bonheur cueillie, et d'un banal
"Ce n'est rien", en chantant, dissimuler ton mal.
L'injustice du "juste", en sa candeur cruelle,
N'aura pas éclairé la maison paternelle
D'où la hâte, l'humeur brusque, la dureté
Ont trop souvent banni la chaude intimité.
Pardonne, ô mieux-aimée, à mes inconsciences,
A mes fautes, à mes erreurs, à mes silences.
Olga, je n'ai pas su dérouler sous tes pas
Bénis de doux tapis fleuris et je n'ai pas
Pour parer ta beauté posé le diadème
Royal sur tes cheveux, ni tressé le racême
Odorant pour ceindre ton front, ni su semer
Sur ton chemin les perles de la joie : aimer,
Pourtant c'était cela. S'il est trop tard, si l'heure,
Impitoyable, veut qu'en cet état demeure
Ici bas simple ébauche un amour incomplet,
En d'autres horizons notre foi se complaît.
Ecoute : un chant lointain... Regarde : au bord du monde
Poindre un soleil nouveau. Enfin le jour inonde
Ce qui commence ici pour s'achever ailleurs
Nos échecs, nos combats, nos larmes, nos frayeurs.
Viens du suprême Amour exaucer la prière
Et, la main dans la main, entrer dans la lumière.

Théodore Monod

A pied et à chameau
Sables et cailloux, Adrar, février-mars 1948
(Extrait de Monsieur Monod, Nicolas Vray, Actes Sud)

dimanche 8 juillet 2007

Un coup de coeur...


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Ces trois jeunes brodeuses au pied de la croix de Pont l'Abbé se sont échappées de ma galerie pour vous inviter à visiter un blog tout empreint de rêve et de poésie, que je viens de découvrir et qui m'a particulièrement plu :
De plus, j'ai profité de ce dimanche pluvieux pour ajouter de nouvelles cartes postales sur le thème de la broderie et de la dentelle dans ma galerie, et je vous remercie pour les messages et commentaires amicaux que vous y laissez signalant votre intérêt pour cette collection, c'est un plaisir de vous lire...

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